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Interview de Jean Teixeira de Jesus, chef de culture au Domaine

Jean Teixeira organise les interventions mécaniques et manuelles dans les vignes du Domaine. Il coordonne les équipes et prend sa part du travail, en particulier dans les traitements mécaniques mais aussi en biodynamie.

38 ans dans les vignes du Domaines Filliatreau ! Autant dire que c’est devenu son lieu de vie le plus familier, y compris certaines nuits où le traitement en biodynamie nécessite qu’il quitte son foyer en pleine nuit pour préparer l’infusion, la dynamiser et l’appliquer avant le lever du soleil.  Vous l’aurez compris : les vignes, c’est sa vie !

Q : 38 ans, c’est un grand morceau de vie. Comment avez-vous commencé au Domaine ?

« Mes parents aidaient déjà au domaine. Je connais donc Paul et sa famille depuis l’enfance. J’ai commencé dans les vignes, sans formation, et j’ai appris, observé et grandi. Devant la multiplication des déséquilibres dans le climat et dans l’environnement, on a tous été convaincus qu’il fallait changer de mode de culture. On est d’abord passé au bio puis à la biodynamie. Ça m’a passionné ! Et je suis fier de nos résultats qui se voient chaque jour dans nos vignes : le retour de la biodiversité et d’un bel équilibre. »

Q : Comment avez-vous adapté le travail dans les vignes pour passer à la culture bio ?

« Je suis assez minutieux, pour moi il n’était pas question de ne pas maitriser nos cultures en passant au bio. Par exemple, il ne faut pas confondre la conservation d’un rang en herbe naturel dans les vignes et la prolifération d’herbe non contrôlée !

Ce printemps la nature a 15 jours d’avance, tout pousse, la vigne et le reste. On pourrait vite se faire déborder. Alors que la culture bio, c’est trouver un équilibre entre le sol et le végétal, sous contrôle. Le bio n’est pas un mode de culture pour fainéant ! C’est au contraire un travail de fond, régulier.

Comme on utilise que des traitements de contact (contre le mildiou, l’oïdium etc), on doit recommencer à chaque pluie, ou dès que la vigne pousse fortement : chaque nouvelle pousse doit être protégée.

Ce travail se fait sur un tracteur, mais malgré tout, pour 45 ha de vignes (puisque tout le domaine est cultivé en bio), c’est beaucoup de temps passé.

Le travail dans les vignes, c’est aussi un travail de bras. J’ai une équipe fidèle qui fait toutes les interventions manuelles. En ce moment par exemple, il faut supprimer les bourgeons inutiles, pour favoriser les plus beaux : ‘ébourgeonner’. A cette période, c’est aussi le temps de l’accolage : on resserre les brins de vigne, on les protège du vent et on leur permet de pousser droit. »

Q : Qu’est-ce que la biodynamie apporte en plus du bio ?

« La biodynamie est complémentaire de la culture bio. En fait, l’un ne va pas sans l’autre !

  • La culture biologique, c’est ne pas utiliser de produits de synthèse (pesticides, insecticides, désherbant...) dans les vignes, et ne pas ajouter de produits chimiques lors de la vinification.
  • La biodynamie, c’est plutôt ajouter des fortifiants naturels à la plante. On va pulvériser des préparations à base de bouse de corne, de silice et d’infusion de plantes mélangées à de l’eau dynamisée. On redonne alors de l’énergie à la terre et au végétal. »

 

« La biodynamie, c’est un retour aux sources.  Ce savoir, on l’avait oublié pendant les années de mécanisation et de chimie à outrance … Aujourd’hui, on a la preuve scientifique que cela fonctionne. Et cela se voit dans les vignes ! »

 

Q : Concrètement, que se passe-t-il au mois de mai en biodynamie ?

« Après le traitement à base de bouse de corne du mois d’avril qui favorise l’enracinement, on réalise celui à la silice, qui est un fortifiant naturel de la vigne.

C’est le traitement en biodynamie le plus exigeant avec nous : il faut se lever au petit matin, vers 2h, pour préparer la solution, la dynamiser puis partir dans les vignes la pulvériser avant 7h30. Cela 2 jours de suite pour couvrir la surface à traiter.  Mais après 15 jours de confinement, on est plutôt contents de retrouver le grand air et bien conscients qu’on a beaucoup de chance de travailler dans la nature en cette période de crise sanitaire. Dans le respect des gestes barrière, bien sûr, mais dans les vignes ce n’est pas très compliqué. »

 


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